Wales & Divers

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Anuar Patjane Floriuk / National Geographic Traveler Photo Contest

24 juin 2017

ESSAI: La longue route

Le carnet de bord du marin et philosophe des années 60 Bernard Moitessier, pionnier de la course à la voile en solitaire et altermondialiste avant l'heure, durant la première course à la voile autour du monde en solitaire en 1968.



Son oeuvre majeur, et la référence absolue en matière de récit maritime autobiographique. Beau et profond comme l'Océan. 

La Longue Route, de Bernard Moitessier.
Première parution en 1971 aux Editions Arthaud.
Disponible chez Arthaud, collection « Mer », 2005 et en format de poche (J'ai lu, 1995)



Sur ce site, pour les amoureux de la mer:


  








23 juin 2017

ESSAI: La vie secrète des Arbres

Voyage au cœur de la société des Arbres, à la rencontre d'un univers familier mais méconnu, pour une fabuleuse ode à l'intelligence collective végétale ...


La vie des Arbres.
Des traductions dans plusieurs dizaines de langues.
Des millions d'exemplaires vendus.
Des millions de lecteurs à travers le monde.
Voilà qui est rassurant, car plus que jamais, ce livre change notre rapport aux arbres, à la forêt, à la nature en général et au vivant, à travers un voyage dans un univers familier que nous connaissons finalement assez mal. Peter Wohlleben, l'auteur, vit en Allemagne. Il a travaillé pendant plus de vingt ans dans une forêt, vingt années passées à observer la société des Arbres. Il la connait bien, et à travers ce livre, il partage avec son lecteur le fruit de ses découvertes et de ses réflexions. L'auteur nous raconte comment les Arbres naissent, grandissent, vivent, souffrent, communiquent entre eux, comment ils se défendent contre les agresseurs, s'entraident les uns et les autres, et, à leur manière, comment ils pensent le monde. Leur intelligence collective et leur solidarité forcent notre admiration, et nous invitent à réfléchir à notre propre organisation d'être humain en société. La plume est vive, joyeuse, dansante, le discours passionnant, les explications scientifiques faciles d'accès. Mais surtout, le bonheur que prend son auteur à nous parler des Arbres est évident, et il nous le communique à chaque page. Et une fois ce livre refermé, notre regard sur la forêt n'est plus le même. Et une certitude s'impose: nous avons beaucoup à apprendre des Arbres.

Sans doute LE livre grand public sur les Arbres. Instructif et jouissif.

La vie secrète des arbres, un essai de Peter Wohlleben
paru aux Editions les Arènes en 2017.
http://www.arenes.fr/livre/vie-secrete-arbres/



Sur ce site, pour les amoureux des arbres:

BD: Sauvage ou la sagesse des pierres
ROMAN: Le Journal Intime d'un Arbre
ROMAN: Terre Lointaine










7 juin 2017

RECIT: L'Homme qui marchait sur la Lune

Un homme arpente inlassablement la Lune, une montagne de l'Ouest américain... 



L'homme qui marchait sur la Lune est un roman court, porté par une belle écriture, très visuelle, qui nous invite à suivre un homme solitaire obsédé par une montagne perdue dans le désert du Nevada. Très vite, nous sommes avec lui, au plus proche de la nature, dans une déambulation sans fin gratuite et inexpliquée. Pourtant, petit à petit, le personnage se révèle. Dans un passé pas si lointain, il était soldat dans l'armée américaine, une sorte de tueur à gages officiel qui semblait accomplir ses missions froidement et sans états d'âme. Lorsqu'il découvre qu'un autre homme arpente comme lui la montagne, sa montagne, il imagine alors qu'il s'agit là d'un proche d'une de ses victimes, venue là pour se venger. Dès lors, le récit bascule dans une chasse à l'homme lente et graduelle, sans que l'on sache jamais vraiment si la présence de cet intrus est une réalité, ou le fruit de la paranoïa de notre héros, plus torturé qu'il ne se l'avoue par son passé violent.
La fin,violente et magnifique, apportera une surprenante réponse à cette question. 
La grande force de ce roman réside dans la capacité de son auteur à nous immerger pleinement dans les errances répétitives et obsessionnelles de son personnage central sur cette montagne aride et froide, et à nous entraîner avec lui dans une transe intérieure hypnotique au plus près de la nature. 

Un thriller intérieur au coeur de la nature. Etonnant et captivant.

L'homme qui marchait sur la Lune, un roman d'Howard McCord (Editions Gallmeister, 2006)




Sur ce site, pour les amateurs de récits d'hommes (et de femmes) seuls dans la nature:




31 mai 2017

PRESSE: National Geographic spécial Parcs Nationaux

Les plus beaux parcs nationaux du monde vus par le National Geographic.

    Yellowstone, USA

Petit article un peu différent pour saluer (avec un peu de retard) la publication d'un numéro hors-série du National Geographic sur les plus beaux parcs nationaux du monde. Au programme, un voyage d'une centaine de pages à la rencontre de ces lieux qui nous font rêver: les grands classiques nord-américains (Yellowstone, Yosemite, Grand Canyon, Banff, Monument Valley...), d'autres moins connus (Zion, Delani, Redwood...), les stars européennes (Mercantour, Spitzberg, Vatnajokull, Donana...), sud-américaines (Iguazu, Torres del Paine, Galapagos...), asiatiques (Sagarmatha, Petra, Babe...), africaines (Chutes Victoria, Kilimandjaro, Serengeti...), sans oublier l'Océanie (Grande Barrière de Corail, Tongariro, Westland Taï Poutini, Uluru...).
Bref: 76 parcs nationaux sur les cinq continents pour les amoureux des grands espaces et de la nature dans ses plus belles parures. Pour se rendre dans la plupart de ces parcs nationaux, le billet d'avion coûtera un bras, mais il faut savoir de temps en temps, quand on le peut, casser sa tirelire pour aller à la rencontre des plus beaux endroits du monde, pour les voir, les visiter, les sentir et les ressentir dans leur pleine réalité. 

Un sublime voyage pour moins de dix euros !

National Geographic Les plus beaux parcs nationaux du monde, hors série février-mars 2017.
Disponible sur le site du magazine. 


    Uluru, Australie

    Torres Del Plaine, Chili

    Serengeti, Tanzanie

    Iguazu, Brésil & Argentine

    Badlands, USA

    Banff, Canada

    Galapagos, Equateur







30 mai 2017

DOC: Before the Flood / Avant le Déluge

2016. Leonardo Di Caprio, star mondiale, fraichement nommé ambassadeur de l'ONU, en charge du réchauffement climatique, dresse un bilan de l'urgence de la situation actuelle.



Dix ans après Une Vérité qui Dérange, Léonardo Di Caprio reprend le flambeau des mains d'Al Gore et met son image en jeu pour persuader les sceptiques du réchauffement climatique de l'urgence de notre situation. 
Après trois années passées à sillonner le monde, le réalisateur Fisher Stevens et la star hollywoodienne nous livrent un documentaire-choc sur l'état de la planète et ses perspectives d'avenir en matière d'écologie. Leur constat, forcément grave, se veut néanmoins optimiste et rempli d'espoir. Before The Flood (à prendre au sens biblique du terme) alterne les mises en gardes alarmistes (le massacre des forêts philippines pour créer des champs sans fin d'huile de palme, l'accélération de la fonte de l'immense calotte glaciaire du Groenland, les premiers déplacements de population de réfugiés climatiques des iles du pacifique sur le point de disparaitre suite à l'augmentation du niveau de la mer, etc) et les avancées remplies d'espoir (la prise de conscience du gouvernement chinois en matière d'écologie, l'indépendance vis-à-vis d'énergies fossiles des Pays-Bas, les progrès constants de l'Allemagne en matière d'énergies renouvelables, et bien sûr la signature des accords de Paris de la COP21).
Alors qu'un climatosceptique s'installe pour quatre années à la tête de la première puissance mondiale, le film résonne comme un avertissement pour rappeler à l'Amérique sa responsabilité dans la dégradation de la situation actuelle, et son indispensable implication dans toutes les décisions qui permettront de sauver ce qui peut encore l'être.

Un nouveau cri d'alarme dans un monde qui continue à faire comme si l'essentiel était ailleurs. L'un des plus grands mystères de notre époque. 

Before the Flood, un documentaire de Fisher Stevens, sorti en 2016.


La bande-annonce:



Le discours de Léonardo Di Caprio devant les représentants de l'ONU:






24 mai 2017

ROMAN: Terre Lointaine

Un homme se réveille une nuit d'orage en forêt et tente en vain de retrouver la civilisation...


Note de l'auteur du blog:
Pour fêter mon 50e article, j'ai décidé de publier une critique d'un de mes romans. Et comme il n'était pas question que je l'écrive moi-même, Bruno François-Boucher, réalisateur et scénariste, amateur de la première heure de Terre Lointaine, s'en est chargé. Et je l'en remercie.

Le livre fascinant qu'est le premier roman de Pierre-Yves Touzot a ce pouvoir de nous emmener dans une aventure hors du commun dont on ne peut rien dévoiler au risque de dénaturer le plaisir du lecteur. Imaginez seulement ceci : un homme dont on ne sait rien de son passé s'éveille en plein coeur d’une nature sauvage, monde impossible à identifier, aux côtés d’une sorte de capsule grande comme son corps qui a servi à le transporter jusque là. Le récit, conçu avec une imagination débridée, va peu à peu remettre en question le sens de nos existences. Mille et une trouvailles parsèment cette œuvre que l’on dévore comme les meilleurs thrillers et romans de science-fiction. On pense tour à tour à René Barjavel, à Arthur C. Clarke, aux grands auteurs qui ont tenté de répondre au pourquoi de la présence de l'homme sur terre sans jamais pour autant oublier de nous faire rêver. Le pari était fou, particulièrement risqué même, et tels des explorateurs d'un autre temps, machette à la main, nous partons à la conquête d’un nouveau monde qui va nous mener de surprises en surprises. L’esprit du lecteur demeure en ébullition au fil des pages sans que rien ne puisse faire présager de l’incroyable dernier acte qui s’avère de toute beauté.
Un auteur est né, c'est une évidence. Je n'avais rien lu de tel depuis longtemps, ayant dévoré cette épopée comme on lit Jules Verne ou Harry Potter à 12 ans, H.G Wells et sa « Machine à explorer le temps, » plus tard Paul Auster. Ce roman d’anticipation n’a cessé de susciter mon imaginaire, de me nourrir de réflexions sur le devenir de notre monde, de m’emplir d'images, de sons, d'émotions, comme à la vision émerveillée d’un film sans temps mort.
Des jours durant le récit de Terre lointaine ne m'a pas quitté. Je demeurais dans la peau de ce héros qui n'a pas de nom et qui finit par s'en inventer un à la mesure de son odyssée. J’éprouvais encore longtemps après son périple toutes sortes de sensations, la grande force du livre étant d'être totalement interactif avec le lecteur.
La nature, de première importance, revêt ici un caractère particulièrement extraordinaire parce que l’auteur porte sur elle un regard inédit. On sait que notre condition de terrien est devenue précaire et que les ans sont désormais comptés. La planète Terre est chaque jour un peu plus dépouillée de ses attributs et nous avons oublié l’origine même de nos existences. C’est là le sens même du livre de Pierre-Yves Touzot qui nous fait redécouvrir l’origine du monde, la nature de Terre Lointaine paraissant soudainement neuve, sans limites, comme aux premiers jours de sa création. Un grand voyage oublié, plus jamais entrepris depuis les premières explorations, et qui figure déjà sur mon rayon préféré de bibliothèque.

BFB, avril 2016


Terre Lointaine, un roman de Pierre-Yves Touzot paru en 2008,
puis dans une seconde édition en 2016 aux Editions du Caillou.

Disponible uniquement sur le site de l'éditeur.
http://www.editions-du-caillou.fr/index.php/catalogue/6-terre-lointaine










17 mai 2017

ROMAN & FILM: Jonathan Livingston le Goéland

Alors qu'il devrait se contenter de dormir et de manger comme les autres goélands de son Clan, Jonathan aime voler ...


Oui, le livre comme le film ont un peu vieilli, et sont vraiment très marqués années 1970.
Mais au-delà de ce énième constat sur le temps qui passe, Jonathan Livingstone le Goéland reste une magnifique fable, et le film une expérience cinématographique unique, au service d'un message universel accessible à tous.
Jonathan est un goéland (presque) comme les autres qui vit au milieu des siens sur une falaise au-dessus de l'océan. Comme les autres, mais à une différence près: Jonathan veut voler. Malheureusement pour lui, la tradition ancestrale de son peuple veut que les goélands se contentent d'utiliser leurs ailes pour se déplacer maladroitement sur des courtes distances, et accessoirement pour les plus habiles d'entre eux pour pêcher, et certainement pas pour s'amuser et pour voyager. Jonathan, lui, veut voler, aller plus loin, plus vite, et découvrir le monde, ce qui, comme vous l'imaginez, passe assez mal auprès de sa petite communauté conservatrice. Sa soif de liberté va l'amener à s'opposer à son peuple, à prendre des risques, et à partir en exil.
Après Jack London et son chien Buck, et avant Bernard Werber et ses fourmis, Jonathan Livingstone le Goéland adopte le point de vue d'un goéland. Le parti pris est fort, original, même si le parallèle avec l'homme reste omniprésent. Richard Bach, l'auteur du livre, et après lui Hall Bartlet, réalisateur de son adaptation cinématographique fidèle, nous invitent à un trip spirituel et sensoriel au plus prés des éléments, à être portés par le vent entre le ciel et la mer pour un magnifique voyage. L'occasion pour eux de nous parler de droit au rêve, de droit à la différence, de droit à la liberté. En dire davantage sur l'histoire serait criminel, mais il est probable que ce petit roman court (une centaine de pages), à ranger sur une étagère de bibliothèque entre le Petit Prince de Saint Exupery et l'Alchimiste de Paulo Cuehlo, vous habitera longtemps une fois le dernier chapitre achevé.  Quant au film, son caractère unique (et "new age") le condamne sans doute à rester seul sur son étagère, tant il n'est comparable à aucun autre.  

Un petit livre pour une grande aventure.


Jonathan Livingstone le Goéland de Richard Bach (
Première publication en 1970)


Jonathan Livingstone le Goéland, un film de Hall Bartlet (1973)



Sur ce site, pour les amateurs de récits à part:





13 mai 2017

FILM: La Tortue Rouge

Un homme s'échoue sur une île déserte et y rencontre une tortue rouge ...



Difficile d'écrire à propos de ce chef-d'oeuvre de l'animation sans prendre le risque d'en dévoiler le contenu, et de priver le futur spectateur du plaisir de découvrir les différents chapitres de cette histoire à la fois simple et universelle. Au programme, une heure et demie sans paroles, sur une île presque déserte, au plus près des sons de la nature. Une succession d'images d'une beauté absolue et d'une pureté rare. Une réflexion sensitive et spirituelle sur le cycle de la vie, le rapport à l'essentiel, la famille, l'humanité, la faune, la flore, et les caprices de Dame Nature. On en sort émus aux larmes, confiants en l'avenir et étrangement sereins, comme si ce voyage avait apaisé notre âme en profondeur.
Quel cadeau ! 

Un chef d'oeuvre de poésie et d'humanisme.

La Tortue Rouge, film d'animation de Michael Dudok De Wit (Sortie 29 juin 2016)





Sur ce site, pour les amoureux des films contemplatifs:

FILM: Printemps, été, automne, hiver et printemps
DOC: Two Years at Sea
FILM: La dernière piste



12 mai 2017

ROMAN: Tobie Lolness

Des petits êtres vivants de quelques millimètres de haut vivent dans un immense arbre et se battent contre des oppresseurs qui épuisent les ressources naturelles de l'arbre et menace la survie de tous ...


Tobie, 7 ans tout juste, mesure quelques millimètres et vit dans les cimes d'un immense chêne. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si le père de Tobie n'était pas un inventeur révolutionnaire travaillant à la solde d'un dictateur qui utilise ses inventions pour puiser sans limite et sans états d'âme la précieuse sève de l'arbre qui nourrit les habitants de ce drôle de monde. Tobie va donc devoir prendre les choses en main, s'enfuir de chez lui, échapper à la police qui le recherche, tomber amoureux, sauver sa bien-aimée, sa famille, et accessoirement tous les habitants du grand chêne.
Tobie Lolness est un roman d'aventures foisonnant, un véritable page turner qui nous entraine dans une histoire originale et palpitante. Timothée de Fombelle, son auteur, fait preuve d'une créativité débridée qui n'a rien à envier à celle de J.K. Rowling et de son apprenti magicien à lunettes, ce qui en termes d'imaginaire n'est pas un maigre compliment. Mais ici, l'histoire est plus épique, et plus directe. Si Tobi Lolness s'adresse avant tout à un jeune public, leurs ainés se laisseront emporter comme ils l'ont été dans leur jeunesse par les chefs d'œuvres de Jules Verne.
Et au-delà de cette belle histoire, Tobi Lolness pose un regard original et engagé sur les relations entre les êtres vivants et leur environnement, sur la responsabilité d'une espèce dominante sur l'écosystème qui lui a permis d'exister et de survivre, et sur l'interaction entre les différents êtres vivants d'un même microcosme. Le message écologique, toujours discret, ne nuit jamais à la narration, mais il habite chacune des pages de cet épatant roman.


Epatant, foisonnant et engagé. 

La Vie suspendue, un roman de Timothée de Fombelle - Gallimard jeunesse (
Les Yeux d’Elisha, un roman de Timothée de Fombelle - Gallimard jeunesse (




Sur ce site, pour une jeune public: